Petit train va loin, très loin.

Patrick Plouffe, Madeleine Gendron, Émilie Bélanger, Jean-Claude Plouffe, Michel Lefebvre, Daniel Plouffe et Roger Garneau remercient le personnel et leurs clients pour le premier prix canadien que le Métro de Magog vient de remporter.

Le fondateur des Supermarchés Plouffe, Jean-Claude Plouffe, était loin de se douter que son petit marché d'alimentation de Farnham, ouvert en 1950 avec son épouse et un seul employé, poursuivrait sa croissance pour atteindre cinq magasins et 500 employés plus d'un demi-siècle plus tard.

M. Plouffe se dit très fier de ses fils Patrick et Daniel, qui remportent aujourd'hui des prix sur la scène nationale, plus particulièrement grâce à leur nouveau concept commercial mis sur pied à Magog en 1996.

Jean-Claude Plouffe, qui supervise toujours les activités à Bedford et Farnham, administrait une petite épicerie de type dépanneur en 1950. Son magasin de Farnham passe sous la bannière Métro au même moment qu'un premier agrandissement en 1955, ainsi qu'un second dix ans plus tard.

Il revoit, comme si c'était hier, ses deux fils travailler à ses côtés pendant les fins de semaine avant l'ouverture d'un second marché à Bedford en compagnie de Patrick et Daniel Plouffe, au début des années 1980. Magog a suivi avec l'acquisition du Métro Choquette au centre-ville de Magog dans les années 1990. Cette histoire à succès a poursuivi sa route avec l'ouverture de l'actuel magasin de la rue Saint-Patrice, en 1996, puis avec l'acquisition plus récente du Métro du secteur Rock Forest et de l'ouverture de l'épicerie de la rue King Est, toujours à Sherbrooke.

Daniel Plouffe pense que le nouveau concept du magasin magogois représente le déclencheur pour la majorité des succès attribués à son entreprise. «Nous avons provoqué une révolution dans l'industrie en donnant beaucoup plus d'espace aux produits frais. On a testé le marché à Magog où la clientèle répond bien autant l'hiver que durant la période estivale», résume-t-il.

M. Plouffe se plaît à raconter que les Plouffe ont détruit le mythe magogois qu'une épicerie ne pouvait faire de bonnes affaires qu'en été. «Ce n'est pas vrai, même si les gens ne croyaient pas en notre réussite lorsqu'on a acheté un terrain que personne ne voulait et qui était, par surcroit, invisible de la rue Principale Ouest», lance-t-il avec fierté.

Il estime également que la bannière Métro, ainsi que la concurrence, imitent aujourd'hui le concept commercial du magasin de Magog. Il cite en exemple la place accordée aux produits frais et régionaux, mais aussi à la présence d'un chef cuisinier pour bien informer les clients, ainsi qu'à l'importance donnée à la poissonnerie, ce qui n'existait pas ailleurs il y a quelques années à peine.

Daniel Plouffe se dit convaincu que son entreprise contribue à l'essor économique de la région en convainquant les clients de s'approvisionner de plus en plus à Magog. «C'est une belle récompense d'apercevoir des Montréalais, pourtant habitués à fréquenter les Marchés Atwater ou Jean-Talon avant de passer quelques jours à Magog, faire plutôt leurs emplettes dans notre magasin. Nous en sommes très fiers», termine-t-il.